En résumé
- Ce qui fait prendre du gras est le surplus calorique, pas le sucre.
- À calories égales, aucune différence de prise ou de perte de gras entre un régime riche en glucides et un régime riche en lipides.
- Ni le cétogène ni le jeûne intermittent ne sont supérieurs pour perdre du gras. Ils aident seulement certains à tenir un déficit.
- Pour un sportif, le sucre est anodin, voire utile, selon la fréquence et l'intensité des séances.
Sommaire
Le sucre fait-il grossir ?
Non. Ce qui fait prendre du gras a toujours été le surplus calorique, c'est-à-dire le fait de manger plus que ce que le corps dépense. Le sucre participe à ce surplus quand il s'ajoute par-dessus les besoins, exactement comme le fromage, l'huile d'olive ou le pain.
Le discours qui désigne le sucre comme le coupable est confortable parce qu'il donne un ennemi unique. Il est aussi faux, et il a une conséquence concrète : votre client passe des années à traquer des grammes de sucre sans jamais regarder son total, donc sans jamais obtenir de résultat.
Que se passe-t-il à calories égales ?
Rien. C'est tout l'intérêt de la question. À apport calorique égal, ce qu'on appelle un régime isocalorique, une méta-analyse ne montre aucune différence de prise ou de perte de gras entre un régime riche en glucides et un régime riche en lipides.
C'est le résultat qui tranche le débat. Si le sucre avait un effet propre sur la prise de gras, indépendamment des calories, on le verrait exactement dans ce type de comparaison. On ne le voit pas.
Le cétogène et le jeûne sont-ils supérieurs ?
Non plus. Ni le régime cétogène ni le jeûne intermittent ne sont supérieurs pour la perte de gras une fois les calories équivalentes.
Cela ne veut pas dire qu'ils sont inutiles. Ils peuvent aider certaines personnes à atteindre plus facilement un déficit, parce que réduire une fenêtre de repas ou une famille d'aliments réduit mécaniquement les occasions de manger. Mais le levier reste le déficit, jamais la méthode elle-même.
Présenter le cétogène ou le jeûne comme la réponse à l'épidémie d'obésité est donc un raccourci. Aucun régime n'est une solution miracle, et un coach qui en vend un comme tel prépare la rechute de son client.
Faut-il quand même réduire le sucre ?
Voici la nuance qui manque presque toujours au débat, et qui rend le propos honnête.
Chez une personne sédentaire, encourager à réduire le sucre n'est pas une mauvaise idée : il n'apporte pas grand-chose à quelqu'un qui ne bouge pas. Chez un sportif, c'est l'inverse. Selon la fréquence et l'intensité des séances, sa consommation de sucre est anodine, et souvent recommandée.
Autrement dit, la même phrase peut être un bon conseil pour un client et un mauvais conseil pour un autre. C'est exactement pour ça qu'une règle universelle sur le sucre est intenable.
Envie qu'on regarde votre situation ?Réserver un appel de candidature (Offert)L'erreur que font les coachs
Beaucoup de coachs, y compris compétents, reprennent le discours anti-sucre de leur client au lieu de le corriger. Souvent par facilité, parfois parce que ça vend : diaboliser un aliment donne une méthode simple à expliquer.
Le coût est réel. Vous installez chez votre client une croyance qui ne produit aucun résultat, puisqu'on peut très bien supprimer le sucre et rester en surplus calorique. Et vous le rendez obsessionnel sur un détail pendant que le levier principal, son bilan global et son niveau d'activité, reste intouché.
L'angle le plus efficace n'est d'ailleurs pas de discuter du sucre. C'est de remettre la personne au sport. L'activité physique a une influence directe sur l'espérance de vie, sur la qualité de vie et sur la réduction de nombreuses maladies. Et il est infiniment plus simple de s'y mettre que de compter chaque gramme de sucre.
Que dire à un client qui accuse le sucre ?
Quand il vous annonce que c'est le sucre qui l'a fait grossir, ne le contredisez pas frontalement, il a entendu ça partout depuis dix ans. Déplacez la question.
- Expliquez que ce qui compte est le total, pas l'aliment isolé.
- Montrez qu'on peut supprimer tout le sucre et ne rien perdre, si le total ne bouge pas. C'est ce qui débloque la compréhension.
- Repositionnez le sucre selon son cas : peu utile s'il est sédentaire, anodin dès qu'il s'entraîne sérieusement.
- Mettez l'énergie sur l'activité et l'adhérence, les deux seules choses qui tiendront dans six mois.
Questions fréquentes
Le sucre fait-il grossir ?
Non, pas en lui-même. C'est le surplus calorique qui fait prendre du gras, quelle que soit sa provenance. Le sucre y contribue quand il fait dépasser les besoins caloriques, exactement comme n'importe quel autre aliment.
Faut-il supprimer les glucides pour perdre du gras ?
Non. À apport calorique égal, une méta-analyse ne montre aucune différence de prise ou de perte de gras entre un régime riche en glucides et un régime riche en lipides. Ce qui provoque la perte est le déficit calorique, pas la suppression d'un macronutriment.
Le régime cétogène est-il meilleur pour maigrir ?
Non. Ni le cétogène ni le jeûne intermittent ne sont supérieurs pour la perte de gras. Ils peuvent aider certaines personnes à atteindre plus facilement un déficit calorique, en réduisant les occasions de manger ou l'appétit, mais c'est le déficit, et lui seul, qui provoque la perte.
Un sportif doit-il éviter le sucre ?
Non. Pour quelqu'un qui s'entraîne régulièrement, la consommation de sucre est anodine, voire recommandée selon la fréquence et l'intensité des séances. La question du sucre se pose surtout pour une personne sédentaire, chez qui il présente peu d'intérêt.
Ce niveau de nuance est ce qui sépare un coach d'un influenceur
Un coach capable de désamorcer la peur du sucre en dix minutes, de recentrer son client sur le bilan calorique et de le remettre au sport lui évite des années de régimes inutiles. C'est aussi ce qui vous distingue immédiatement des gourous anti-sucre que votre client suit déjà.
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Sources
- Méta-analyse sur les régimes isocaloriques riches en glucides contre riches en lipides : à apport calorique égal, aucune différence de prise ou de perte de gras entre les deux. Référence précise à ajouter.
- Littérature comparant le régime cétogène et le jeûne intermittent à un déficit calorique équivalent : aucun des deux n'est supérieur pour la perte de gras, ils peuvent seulement aider certaines personnes à atteindre le déficit plus facilement. Références précises à ajouter.
- Recommandations sur l'apport glucidique chez le sportif : la consommation de sucre est anodine, voire utile, selon la fréquence et l'intensité des séances, alors qu'elle présente peu d'intérêt chez une personne sédentaire. Références précises à ajouter.
