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Devenir coach

STAPS ou BPJEPS : lequel choisir pour devenir coach

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Nassim Sahili

Nassim Sahili

Fondateur de la FMCS : l'école qui forme les passionnés de musculation à en vivre

Trois ans d'université contre dix-huit mois de formation professionnelle. On présente souvent le STAPS comme la voie sérieuse et le BPJEPS comme le raccourci. Les chiffres publics racontent autre chose : les deux mènent au même plafond de revenu, et aucun des deux ne vous apprend à remplir un agenda.

En résumé

  • Les deux ouvrent la carte professionnelle. Sur le droit d'exercer, ils sont équivalents.
  • STAPS : trois ans, frais universitaires. BPJEPS AF : environ dix-huit mois, environ 8 000 €.
  • Après une licence STAPS, le revenu net moyen est de 1 767 € pour les hommes et 1 679 € pour les femmes (C3D, diplômés 2021). Le SMIC net est à 1 477,93 € en juin 2026.
  • Aucun des deux n'enseigne à trouver des clients ni à fixer un prix.

Quelle différence entre STAPS et BPJEPS ?

Sur le droit d'exercer, aucune. Les deux ouvrent la carte professionnelle d'éducateur sportif, et un coach titulaire de l'un est aussi légal qu'un coach titulaire de l'autre.

La différence est de nature. Le STAPS est un cursus universitaire de trois ans, généraliste, qui ouvre aussi vers l'enseignement, la recherche ou la gestion d'équipements. Le BPJEPS est une formation professionnelle d'environ dix-huit mois, centrée sur l'encadrement. L'un vous donne un bagage large et du temps. L'autre vous met sur le terrain plus vite et vous coûte de l'argent tout de suite.

Le comparatif chiffré

CritèreLicence STAPSBPJEPS AF
Durée3 ansenviron 18 mois
CoûtFrais universitairesenviron 8 000 €
Carte professionnelleOuiOui
En emploi 2 ans après88 % (C3D, promo 2021)Voir enquête INJEP BPJEPS
Revenu net moyen1 767 € / 1 679 € (C3D, promo 2021)Sous 18 000 €/an (INSEE, tous diplômes)
Apprend à trouver des clientsNonNon

La dernière ligne est celle qu'aucun comparatif ne met, et c'est pourtant la seule qui décide de votre revenu.

Le STAPS protège-t-il mieux ?

C'est la croyance qui pousse beaucoup vers l'université : trois ans, un diplôme d'État, une reconnaissance. Les chiffres nuancent fortement.

L'insertion est bonne en apparence : 88 pour cent des licenciés STAPS sont en emploi deux ans après le diplôme, et 60,5 pour cent occupent un CDI ou un poste de fonctionnaire (enquête C3D sur les diplômés 2021). Douze pour cent ne trouvent pas d'emploi.

Un signal mérite l'attention : 65,5 pour cent des diplômés qui ne sont pas en emploi poursuivent en master ou en doctorat, et le taux d'emploi monte à 93,5 pour cent après un master. La licence seule est donc rarement vécue comme suffisante. Ce qui allonge encore le temps avant le premier salaire.

Une enquête plus ancienne de l'INJEP, sur la promotion 2016 interrogée en 2019, donnait des résultats sensiblement plus durs : 67 pour cent en emploi, 26 pour cent de temps partiel, 1 380 euros net de salaire moyen. Les deux enquêtes ne portent ni sur la même promotion ni sur la même méthode, elles ne se comparent pas directement. Mais aucune des deux ne décrit un métier confortable.

Combien gagne un licencié STAPS ?

Après une licence, le revenu net mensuel moyen s'établit à 1 767 euros pour les hommes et 1 679 euros pour les femmes (C3D, diplômés 2021). Après un master, 1 994 et 1 882 euros.

Pour situer : le SMIC net est à 1 477,93 euros par mois depuis le 1er juin 2026. Un licencié STAPS gagne donc environ 200 à 290 euros de plus qu'un salarié au minimum légal, après trois années d'études. Les deux chiffres ne datent pas de la même année. La soustraction serait donc malhonnête, l'ordre de grandeur suffit à voir le plafond.

Et ce plafond n'est pas propre au STAPS. Le revenu salarial moyen des éducateurs sportifs, tous diplômes confondus, reste inférieur à 18 000 euros par an selon l'INSEE, avec seulement 17 pour cent des carrières qui atteignent dix ans. Trois ans d'université ne déplacent pas le plafond, ils retardent simplement le moment où on le rencontre.

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Lequel choisir selon votre situation ?

Ce qu'aucun des deux n'apprend

Ni le STAPS ni le BPJEPS n'enseigne à trouver des clients, à construire une offre, à fixer un prix et à le tenir. Certains cursus ont ajouté un module en fin de parcours, mais trouver des clients ne s'apprend pas en une après-midi.

C'est ce qui explique le paradoxe des chiffres : une insertion correcte, et des carrières qui ne durent pas. On trouve un poste. On n'arrive pas à en vivre assez longtemps. Le diplôme ouvre la porte du métier. Il ne dit rien de ce qu'on fait une fois entré.

Questions fréquentes

Le STAPS et le BPJEPS donnent-ils la même carte professionnelle ?

Oui. Les deux sont des qualifications reconnues qui ouvrent le droit à la carte professionnelle d'éducateur sportif. Sur la légalité de votre exercice, ils sont équivalents. Ils diffèrent sur la durée, le coût et les débouchés, pas sur le droit d'exercer.

Le STAPS mène-t-il à un meilleur salaire que le BPJEPS ?

Les données publiques ne le montrent pas. Après une licence STAPS, le revenu net moyen s'établit à 1 767 euros pour les hommes et 1 679 euros pour les femmes selon l'enquête C3D sur les diplômés 2021, soit environ 200 à 290 euros au-dessus du SMIC net de juin 2026, pour trois années d'études. Le revenu salarial moyen des éducateurs sportifs, tous diplômes confondus, reste inférieur à 18 000 euros par an selon l'INSEE.

Combien de temps dure chaque formation ?

La licence STAPS demande trois ans à l'université, avec des frais d'inscription universitaires. Le BPJEPS Activités de la Forme demande environ dix-huit mois pour environ 8 000 euros, avec un présentiel intensif difficile à concilier avec un emploi.

Faut-il faire un master après le STAPS ?

Beaucoup le font. L'enquête C3D indique que 65,5 pour cent des diplômés qui ne sont pas en emploi poursuivent en master ou en doctorat, et le taux d'emploi grimpe à 93,5 pour cent après un master, DEUST ou licence professionnelle, contre 88 pour cent après la seule licence. Cela allonge d'autant le temps avant les premiers revenus.

La durée des études ne fixe pas le revenu

Trois ans ou dix-huit mois, le plafond est le même parce que la variable qui décide du revenu n'est traitée nulle part : savoir aller chercher des clients et les garder. C'est une compétence distincte du niveau technique, et aucun des deux cursus ne la couvre.

La FMCS occupe exactement cette couche. Elle ne remplace pas votre carte professionnelle et ne vous demande pas de choisir contre elle. Elle apprend les 5 piliers du métier, de l'anatomie au business, et vous accompagne jusqu'à vos premiers clients payants.

À lire ensuite

Sources

  • C3D STAPS, enquête d'insertion des diplômés 2021 (relayée par L'Étudiant) : 88 % des titulaires d'une licence STAPS sont en emploi deux ans après le diplôme, contre 93,5 % pour les DEUST, licences professionnelles et masters. 60,5 % occupent un CDI ou un poste de fonctionnaire, 12 % ne trouvent pas d'emploi.
  • C3D STAPS, mêmes travaux, sur les revenus : après une licence, le revenu net mensuel moyen s'établit à 1 767 euros pour les hommes et 1 679 euros pour les femmes. Après un master, 1 994 euros et 1 882 euros.
  • INJEP, Profil et parcours d'insertion professionnelle des licenciés bac+3 de STAPS : sur la promotion 2016 interrogée en 2019, 67 % étaient en emploi, le taux de temps partiel s'élevait à 26 % des diplômés en emploi, et le salaire mensuel moyen de l'emploi principal à 1 380 euros net hors primes. Promotion et méthode différentes de l'enquête C3D : les deux ne se comparent pas directement.
  • Service-public.gouv.fr, revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 : 1 867,02 euros bruts et 1 477,93 euros nets par mois pour 35 heures.
  • INSEE, sur le revenu salarial des éducateurs sportifs : le revenu net moyen est inférieur à 18 000 euros par an, tous diplômes confondus, et seulement 17 % des carrières atteignent dix ans.